Critique - La Belle et la Bête

Publié le 22 Mars 2017

Critique - La Belle et la Bête

Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

Tel un conteur repassant ses plus vieux classiques, Disney s'est mis en tête de remettre au goût du jour ses plus grands succès. Des versions dites "live" dotées de copieux budget qui par le pouvoir des effets spéciaux actuels ont l'ambition de rendre réels la magie des films d'animation. Après Cendrillon et Le Livre de la Jungle, tous deux triomphants chez la critique et le public, voici que Disney s'attaque au haut du panier. La Belle et la Bête est l'un des points majeurs de l'âge d'or des années 90, un film souvent cité aux côtés du Roi Lion comme le meilleur de son genre. Il a surtout marqué l'Histoire en étant le premier film d'animation nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film, rien que cela. Regardons si sa version live parvient à lui rendre honneur.

Critique - La Belle et la Bête

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : dès que résonne la première note de musique, tout sonne juste dans cette nouvelle version du conte. "Nouvelle version", qu'on pourrait placer entre guillemets, puisqu'au contraire de ses deux prédécesseurs, le film se veut très proche du dessin-animé à son origine. Disney a d'ailleurs eu la bonne idée de faire appel à l'immense Alan Menken pour composer la musique. Ce dernier, nom de légende chez les fans de Disney et de Broadway, a repris les chansons qu'ils avait faites voilà 20 ans légèrement modifiées, et qu'il a agrémenté de trois nouveaux titres. Les plus attentifs reconnaitront même certaines mélodies du show de Broadway en arrière-plan.

L'ambiance s'installe d'elle-même grâce aux chansons qui offrent des numéros musicaux absolument prodigieux. Les numéros de groupe sont les plus réussis - Gaston, Belle et C'est la fête - partant dans des feux d'artifices qui resteront dans votre tête des jours durant. Du côté des nouvelles chansons, c'est la très belle Ensemble à jamais, numéro solo de la Bête, qui triomphe, donnant au personnage une nouvelle couche pleine d'émotions.

Critique - La Belle et la Bête

Disney s'est pas le passé illustré par ses choix de casting. C'est un nouveau sans-faute : même si on peut regretter l'absence de choix français dans les rôles principaux, la relève essentiellement britannique tient le niveau et incarne à la perfection chacun des personnages. On se régale devant Josh Gad en Le Fou et on est agréablement surpris par Emma Watson et Dan Stevens dans les deux rôles titres. Des voix de premier choix également pour les objets du chateau, Lumière et Horloge retrouvant leurs caractères si bien connus.

Là où le film se paie un certain luxe, c'est qu'il se permet d'ajouter de nouvelles sous-intrigues au long-métrage d'animation, qui non loin de le charger, lui donnent une nouvelle richesse.

Critique - La Belle et la Bête

Rédigé par Geotoine

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