[Critiques] Tête de Turc, L'Immortel
Publié le 15 Avril 2010
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Tête de Turc
Date de sortie cinéma : 31 mars 2010
Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme
voient leurs destins désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie et la mort, les événements s’enchaînent et tous seront entraînés par l’onde de choc.
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Pascal Elbé, acteur injustement coltiné aux seconds rôles, passe de l’autre côté de la caméra en réalisant son tout premier long-métrage, avec Tête de Turc (2010), qu’il a lui-même écrit.
Il y dresse une sorte de critique sociale en dépeignant le quotidien d’une cité de banlieue. Des destins qui se croisent, s’entre croisent, mais qui de toute façon, finissent par un
drame. Tel un film choral, il s’intéresse à divers protagonistes, tous ayant une importance plus ou moins importante, tous ayant un rôle plus ou moins déterminant au sein de ce polar
urbain. Mais en réalité, où a voulu en venir Pascal Elbé ? On ne parvient jamais à savoir ce qu’il cherche à dire, ce qu’il cherche à nous faire comprendre, une œuvre moralisatrice ? Non,
mais la mise en scène abuse d’innombrable raccourcis scénaristiques, de zones d’ombre, bref, pas mal de questions restées en suspens une fois le film terminé. Une première réalisation
mitigée, imparfaite mais avec une agréable distribution, dont Pascal Elbé partage l’affiche avec Roschdy Zem & Ronit Elkabetz.
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L'Immortel
Date de sortie cinéma : 24 mars 2010
Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est
laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où
tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.
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Richard Berry revient à la réalisation, après La Boîte noire (2005), cette fois-ci, il s’attaque au film de gangsters dans le milieu Marseillais (en adaptant le roman homonyme de
Franz-Olivier Giesbert). Entre trahisons et vengeances, L'Immortel (2010) est en réalité un rape and revenge ultra-violent, codifié et rythmé de bout en bout, si bien que l’on ne voit pas
le temps passer. Dans la veine des polars de Olivier Marchal, mais en beaucoup plus violent, Richard Berry réalise un passionnant thriller sur fond de mafia marseillaise. Jean Reno qui
campe le rôle titre est comme à son habitude dans ce genre de registre, tout simplement impeccable, 16 ans après Léon (1994), il endosse à nouveau le costume du tueur à gage invincible,
mais vulnérable. A ses côtés, on retrouve une riche distribution dont Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin, Marina Foïs ainsi que Joséphine Berry (fille de Richard Berry, que l’on a pu voir
dans Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m - 2003, réalisé par son père). *** Critiques by RENGER Benoit |
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