[Test] Real Steel : la critique et le test du Blu-Ray

Publié le 19 Février 2012

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Ancien boxeur, Charlie Kenton a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 2,40 m de haut. Désormais, il n’est plus qu’un petit manager de robots bas de gamme rafistolés qui gagne juste assez d’argent pour survivre d’un combat à un autre. Alors que Charlie est dans une situation plus difficile que jamais, Max, son fils de dix ans perdu de vue depuis des années, fait irruption dans sa vie…

 

Même si leur relation est loin d’être simple, père et fils vont tenter de reconstruire et d’entraîner un robot récupéré dans une décharge pour en faire un champion. Dans un milieu où tous les coups sont permis, les enjeux sont nombreux. Contre toute attente, Charlie et Max vont peut-être avoir une chance, une seule, de faire leur grand retour...

 

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Le film

 

Jusqu'alors, on connaissait surtout Shawn Levy pour ses comédies. Il est en effet le réalisateur de "Treize à la douzaine", de "La Panthère Rose", de "Crazy Night" ou encore des deux volets de "La Nuit au Musée". Il n'a cependant pas pu résister à l'appel de Steven Spielberg et Stacey Snider lorsque ces derniers lui ont proposé la réalisation de "Real Steel", un film qui marque ses premiers pas dans le genre du film d'action futuriste.

 

A l'origine de "Real Steel", on trouve une courte nouvelle d'une trentaine de pages écrite en 1956 par Richard Matheson, un spécialiste du genre auquel on doit également "Duel" et "Je suis une légende". Baptisée en France "L'Indéracinable" ou "Des nerfs d'acier" selon les traductions, cette nouvelle a connu une première adaptation en 1963 en tant qu'épisode de la cinquième saison de la série mythique "La Quatrième Dimension" avec dans le rôle principal Lee Marvin.

 

L'histoire se situe dans un monde futuriste où la boxe entre humains a disparu laissant la place à un nouveau style de boxe, la roboxe, qui voit des robots de plus de deux mètres s'affronter entre eux. Le film de Shawn Levy reprend cette idée très originale et s'éloigne habilement de la nouvelle de Richard Matheson en faisait d'un jeune garçon, de son père et d'un robot d'entraînement les principaux personnages d'un film d'action qui se veut avant tout familial.

 

"Real Steel" n'est pas pour autant un pur divertissement dans le style "Transformers". Le réalisateur prend, en effet, le touchant "Le Géant de fer" pour référence et tente d'explorer à la fois la relation qui unit le garçon au père qui l'a abandonné et celle qui relie le robot au garçon qui l'a sauvé, chacun des trois personnages étant une partie du reflet de l'autre. Ils sont ainsi trois perdants qui vont pouvoir peut-être enfin accéder ensemble à la victoire.

 

L'intrigue du film se situe dans les années 2020 et, malgré cela, l'atmosphère est délicieusement rétro, quelques éléments futuristes étant intégrés de manière très discrète dans les décors incroyablement détaillés de Tom Meyer. Rien ne semble alors avoir vraiment changé dans ce monde si ce n'est l'apparition de la roboxe, un sport qui fascine le monde avec des combats de robots de grande envergure.

 

Les combats sont parmi les points les plus réussis du film grâce à des robots criants de réalisme et parfaitement intégrés numériquement à l'image (quand il ne s'agit pas de vrais robots!) et des mouvements supervisés par le grand Sugar Ray Leonard. Chaque rencontre est un grand moment d'autant plus que chaque robot a une personnalité différente ce qui empêche toute routine de s'installer. Les combats montent crescendo jusqu'à un brilliant ultime affrontement que l'on vit encore plus intensément que les précédents.

 

Hugh Jackson s'avère être un excellent choix dans le rôle de Charlie Kenton et il porte littéralement le film sur ses épaules, secondé par le prometteur Dakota Goyo (aperçu dans le rôle du jeune Thor dans "Thor") et Evangline Lilly dans son premier grand rôle au cinéma depuis la fin de la série "Lost, les disparus". On ne peut également que saluer le travail des animateurs qui parviennent à donner un peu d'humanité à de grosses masses d'acier, notamment lors de la scène du premier réveil d'Atom.

 

La bande-originale a été confiée à Danny Elfman qui signe encore une fois des morceaux mémorables avec notamment de grosses orchestrations comme le vibrant "People's Choice", qui parvient à symboliser à lui-seul l'essence du film. En dehors des séquences de combat, on retiendra également en tant que point déterminant du film l'impressionnante séquence de Metal Valley.

 

"Real Steal" est donc un très bon film à la construction somme toute classique mais néanmoins plaisant à suivre avec des effets spéciaux incroyables de réalisme et de grandes scènes d'action. Regrettons juste une petite baisse de rythme au milieu du long-métrage et quelques seconds rôles trop facilement détestables.

 

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Le Blu-Ray

 

Sans surprise, le Blu-Ray de "Real Steel" se révèle parfait d'un point de vue technique. Il faut dire aussi que le film est très récent (produit en 2011) et, qu'en plus de bénéficier de toutes les technologies actuelles, il est édité par The Walt Disney Company, qui a pris pour habitude de nous livrer des éditions très soignées. Un disque de démo aussi bien au niveau de l'image que du son pour profiter au mieux des intenses scènes de combat et de tous les détails des magnifiques décors du film. Au niveau du son, on nous propose une piste anglaise DTS HD-Master Audio 7.1 et une piste française DTS HD-HR 7.1. De quoi satisfaire tout le monde et un bon point pour l'éditeur puisqu'aujourd'hui de nombreux éditeurs négligent encore les pistes françaises. Des sous-titres français et anglais sont en option.

 

Si le commentaire audio du réalisateur est mystérieusement absent du Blu-Ray américain (mais présent sur le DVD!), ce n'est heureusement pas le cas pour la gallette bleue française qui dispose bien de ce fameux commentaire audio. Il aurait d'ailleurs été dommage de louper ce supplément riche en informations dans lequel Shawn Levy revient notamment sur sa collaboration avec Steven Spielberg, les décors du film, ses fabuleux acteurs (allant jusqu'à souligner chaque improvisation au cours du film) ou encore la nécessité de ne pas s'appuyer uniquement sur des effets numériques. Le réalisateur est intarissable sur son film pour notre plus grand plaisir de cinéphile.

 

"Le making-of de Metal Valley" (14 minutes) revient sur les jours de tournage de ce passage crucial du film, nous plaçant directement aux côtés du réalisateur. On se rend alors compte de l'ampleur des moyens mis en place pour une scène qui ne dure au final que quelques minutes dans le montage final. On aurait bien aimé avoir le même type de bonus pour les combats de robots et même, pourquoi pas, pour l'intégralité du tournage.

 

Un autre bonus nous révèle quant à lui les secrets de la conception de la vingtaine de robots du film. On apprend ainsi que ces derniers ne sont pas uniquement numériques puisque de vrais robots grand nature ont été réalisés afin d'aider les acteurs dans leur jeu. Le réalisateur avoue d'ailleurs qu'il lui même du mal à différencier les vrais robots des robots numériques en regardant le film. On recense aussi un court bêtisier de moins de trois minutes.

 

Si tous les suppléments décrits précédemment sont également inclus sur le DVD, passons maintenant au contenu exclusif au Blu-Ray. Le premier est un document de plus de 6 minutes sur l'implication du boxeur américain Sugar Ray Leonard sur le projet. On le voit notamment coacher Hugh Jackman sur le ring. Le second est un ensemble de 18 minutes de scènes coupées introduites par le réalisateur Shawn Levy : une scène du tout début du film rallongée de quelques plans qui n'apportent rien de plus à l'histoire et, plus intéressant, un arc scénaristique complet tournant autour du personnage de Max.

 

Enfin, le dernier supplément exclusif au support est un reportage télévisé fictif qui se place dans le film avant le combat final et qui présente l'histoire de Charlie Kenton avec des interviews de plusieurs intervenants dont de nombreux acteurs du film qui reprennent leurs rôles respectifs. Un bonus original de près de 14 minutes à voir seulement après avoir regardé le film.

 

Le Blu-Ray de "Real Steel" présente donc une image parfaite, des pistes audio HD 7.1 en français et en anglais ainsi que des bonus complets disposant tous de sous-titres français (y compris le commentaire audio). On ne peut donc que vous conseiller l'achat de ce Blu-Ray. A noter que le disque s'ouvre sur les bandes-annonces en haute-définition de "Cheval de Guerre" et de "Avengers".

 

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Real Steel : En DVD et Blu-Ray le 22 février 2012.

Un grand merci au site Cinetrafic et à The Walt Disney Company France qui m'ont permis de réaliser cette critique.

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Rédigé par Geotoine

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