Avatar : la critique du film !

Publié le 30 Décembre 2009

Date de sortie cinéma : 16 décembre 2009
Réalisé par : James Cameron
Avec : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver

Malgré sa paralysie qui le force à rester assis dans un fauteuil roulant, Jake Sully, un ancien marine, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake. Ce dernier est alors recueilli par son clan, et à travers de nombreuses épreuves et aventures, il va apprendre progressivement à devenir l'un des leurs. Alors que la relation entre Jake et la réticente Neytiri s'approfondit, Jake en vient à respecter le mode de vie des Na'vi et finit par trouver sa place parmi eux. Reste pour lui à affronter l'ultime épreuve en les menant dans une bataille épique qui devra sceller le destin de tout un monde.
Le film le plus attendu de 2009 débarque enfin sur les écrans après des années d’attentes, et peu d’infos au compteur si ce n’est le retour derrière la caméra du mythique James Cameron pas moins de 12 ans après « Titanic », avec un film entièrement conçu pour la 3D et tourné en Performance Capture et images de synthèse pour une bonne partie du long-métrage (notamment la création d’un nouvel univers), le tout précédé par la rumeur d’une véritable révolution cinématographique.

La première bonne nouvelle c’est que James Cameron revient à son meilleur niveau et n’a rien perdu de sa superbe, dès les premières images Cameron nous propulse dans son univers avec une grande efficacité narrative pour ne plus nous lâcher ou perdre en route.

On oublie très vite que le film est en 3D et c’est une autre bonne nouvelle puisque là ou certains l’utilise encore comme un gadget racoleur, Cameron lui a pensé son film pour la 3D et cela est visible dans la construction des plans notamment au niveau du travail incroyable sur la profondeur de champ.Tout comme les images de synthèses et la Performance Capture (on voit les acteurs derrière et les personnages transmettent de vraies émotions) qui atteignent avec ce film leurs sommets respectifs, tous semble si réel, vivant, les progrès par rapports aux précédents tentatives de divers réalisateur sont très conséquents, Cameron hisse 3D, images de synthèse et Performance Capture à leur sommet et marque une vraie évolution à ce niveau là.

Mais avant d’être un metteur en scène à la point de la technologie Cameron reste et a toujours été un immense cinéaste, ici sa mise en scène est juste vertigineuse, le réal exploite le potentiel visuel à sa disposition pour proposer des plans et des mouvements d’une ampleur à couper le souffle. Il faut dire que l’univers pensé par Cameron est absolument sublime : dans ses couleurs, sa construction, sa faune et sa flore, ce qui le peuple, chaque détail est pensé avec le même souci de réalisme et l’imagination géniale de son metteur en scène.

Par exemple les phases d’exploration de la planète atteignent des sommets de puissance visuelle entre la mise en scène de Cameron et l’inventivité du décor, Cameron redéfinit une partie de la grammaire cinématographique au niveau du travail de profondeur de champ, gestion de l’espace et du mouvement, l’expérience « Avatar »a quelque chose de révolutionnaire dans son caractère immersif, jamais on a eu la telle sensation de vivre l’univers mis en scène dans un film, et c’est désormais le cas grâce à James Cameron et l’ensemble de qualités que je viens d’évoquer, le retour à la réalité est bien difficile aussi.

Là ou le film fait très fort c’est que les acteurs et les décors réels se fondent avec une fluidité stupéfiante à l’ensemble initialement virtuel, parfois on a même l’impression que les Na’Vi sont plus vivants que les humains ce qui est en lien avec l’histoire aussi ou l’on peut dire qu’ils sont plus « humains » au fond.

Le casting est exceptionnel, dans le rôle titre Sam Worthington est excellent, déjà très bon dans « Terminator Renaissance » confirme les espoirs que l’on pouvait placer en lui, acteur à la fois massif physiquement avec un jeu profond et sensible. L’autre très bonne surprise du casting c’est pour moi Sigourney Weaver que je n’attendais pas dans un rôle aussi important mais plus dans un petit clin d’œil, non seulement elle écope d’un des personnages les plus intéressants du film mais l’actrice a toujours ne prestance et une classe qui font d’elle une très grande actrice, on retrouve ainsi aussi la fascination de Cameron pour la femme forte, avec aussi au générique Michelle Rodriguez qui déchire bien et se trouve sublimée par le metteur en scène…Pour conclure sur le casting dans le rôle du méchant Stephen Lang est excellent, et laisse son empreinte.

Pour ce qui est du scénario intrigue en elle même est assez simple mais c’est la faculté de Cameron à transporter le spectateur dans son récit qui frappe, sa puissance de conteur et son intelligence narrative y sont pour beaucoup. Et plus intéressant aussi c’est le traitement des personnages comme toujours chez Cameron très fouillés, l’élaboration d’un univers et sa mythologie totalement nouveaux et sortis de l’imagination du réal, et puis derrière tout ça on note un sous-texte politique qui renvoi directement à plusieurs évènements historiques et politiques (en récents on pense à la période Amérique Bushienne mais on peut redescendre dans l’histoire des Etats-Unis pour trouver d’autres métaphores) qui est très intéressant dans un blockbuster de cette ampleur.

Enfin je ne l’ai pas trop évoqué mais le film contient ses moments de bravoures et la dernière demi-heure du film est monuments de scène d’actions en termes de logistique, découpages, montage, tension,immersion et émotions qui renvoie aux oubliettes pas mal de blockbusters vu sur les écrans ces derniers temps, dans ce domaine aussi Cameron prouve qu’il est le patron.

Un chef d’œuvre de plus dans la filmographie de James Cameron qui est tous simplement l’un des plus grands visionnaires et cinéastes en activités.

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Critique by
Unkut

Rédigé par Geotoine

Publié dans #Critiques

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